La Saison

pic_gaelGaël de Kerret

Gaël de Kerret a parcouru l’Europe des festivals et des radios pendant une quinzaine d’années et a enregistré une vingtaine de disques en abordant la musique ancienne (A Sei Voci, Clemencic Consort) comme la musique contemporaine (2E2M, TM+, Groupe Vocal de France, Orchestre Philarmonique de Radio-France…). Il a chanté entre autres à La Fenice de Venise, au Musikverein de Vienne, au festival d’Utrecht, de Montpellier, à Radio-France, à l’IRCAM ou dans le cadre de l’Union européenne des Radios avec des chefs comme Philippe Herreweghe, Jean-Claude Pennetier ou Jean-Claude Malgoire. Il a aussi dirigé, en 1997, le Chœur d’enfants de l’Opéra de Paris pour une dizaine de concerts et un enregistrement. Il est le Directeur de l’Ensemble baroque Les Cours Européennes, et, depuis sa création, Directeur Artistique du Festival Valloire baroque. Passionné par la pédagogie, il est Professeur hors classe et enseigne pour des chanteurs en cours de professionnalisation au Conservatoire à Rayonnement Régional de Versailles.

La Saison 2019

Gaël de Kerret
Directeur Artistique du Festival Valloire baroque
 
Versailles
La présentation d’un 10ème festival de Valloire nous suggérait spécialement cette année de nous approcher d’un thème lumineux et festif qui puisse accompagner et célébrer cet anniversaire et tous les mécènes qui soutiennent cette semaine musicale.
 

Après avoir entendu à Saint-Michel-de-Maurienne, Alice Julien-Laferrière « faire de l’Art » (d’où le nom de son ensemble : Artifices) avec les oiseaux de La Volière Royale, nous continuerons notre chemin vers Valloire et avec la complicité de nos amis artistes, nous ouvrons alors notre thème 2019 : Versailles. Et plus précisément le Versailles prestigieux du 17ème siècle de Louis XIV, de l’insouciance de la Régence et de la douceur française du début du règne de Louis XV. La musique qui s’entendait dans tous les recoins du château avait une fonction claire : être l’expression de l’harmonie du Cosmos dont le Roi-Soleil était le représentant. D’où le grand nombre de musiciens nécessaires pour ces Te Deum – une louange au Roi en réalité – que l’on entendra par l’Ensemble Stradivaria et Daniel Cuiller.
 

Par ailleurs la semaine sera à l’image d’une journée au château : nous entendrons la musique des chambres avec les musiciens de la famille Dunford dont des œuvres de Robert de Visée qui était le compositeur que jouait le jeune Louis XIV dans sa chambre. Puis en sortant de celles-ci, on pouvait passer dans les salons et les jardins où l’on était attiré par un feu d’artifices d’airs et de cantates que nous distillera pour le plaisir Fuoco E Cenere de Jay Bernfeld. Ces musiques étaient une expression sonore de la statuaire qu’il y avait dans les allées et jardins, ou des peintures et décorations des salons. Notons que les spectateurs modernes que nous sommes pourront aller voir le film Le Roi danse, la danse ayant été un art prioritaire pour notre Louis et qui eut une importance considérable dans l’évolution de certaines formes de musique comme en témoignera le libre-cours que j’aurai l’honneur de partager avec vous.
 

Continuons notre journée à Versailles : comme une fin d’après-midi, l’ensemble instrumental Pulcinella d’Ophélie Gaillard nous enseignera la « douceur française » et le « bon goût » de la Régence et à cette occasion le trop important compositeur qu’est Jean-Philippe Rameau. Puis les nobles allaient en début de soirée aux Symphonies pour les soupers du Roy avec le Poème Harmonique de Vincent Dumestre. Enfin il était de « bon goût » au temps de Louis XV, de se rendre à l’opéra pour entendre le thème d’Amour et Bacchus avec l’ensemble Les Surprises de Louis-Noël Bestion de Camboulas!
 

Que de musiciens prestigieux accompagnent notre anniversaire! Et d’avance, nous remercions nos festivaliers de leur enthousiasme royal.
 

Jeudi 1er août : Libre-cours à Gaël de Kerret, Les Arts au château de Versailles