BOHEME – Luceram_Fr

Programme
 
Heinrich Ignaz Franz Biber (1644 – 1704)
Mystères Glorieux
(La dernière partie des Sonates du Rosaire)

 
XI « Die Auferstehung », La Résurrection Jésus, qui s’est relevé d’entre les morts
 
XII « Christi Himmelfährt », L’Ascension Jésus, qui est monté au ciel
 
Johann Jakob Froberger (1616 – 1667)
Lamentation faite sur la mort très douloureuse de Sa Majesté Impériale, Ferdinand le troisième, pour clavecin seul
 
Heinrich Ignaz Franz Biber
XIII « Ausgiessung des heiligen Geistes », L’Esprit saint Jésus, qui nous a envoyé l’Esprit Saint
 
XIV « Maria Himmelfährt » l’Assomption Jésus, ô Vierge, qui t’a accueillie au Ciel à ses côtés
 
Angelo Michele Bartolotti (? – 1682)
Suite pour théorbe seul
 
Heinrich Ignaz Franz Biber
XV « Die Krönung der Jungfrau Maria », Le couronnement de la Vierge
Jésus, ô Vierge, qui t’a couronnée au Ciel

 
« Der Schutzengel », l’Ange gardien
Passacaille pour violon seul sans basse

 
Ensemble Luceram
Hélène Schmitt, violon et direction
Bruno Helstroffer, théorbe
Francisco Mañalich, basse de viole
François Guerrier, orgue et clavecin
 

Bohême : Mystères glorieux – Sonates du Rosaire de Biber

Mercredi 29 juillet, 21h – Eglise de Valloire
 
Pour raviver la dévotion à la Vierge, l’Église catholique institua la prière du Rosaire ; ce culte était particulièrement suivi à Salzbourg sous l’impulsion du prince-archevêque Maximilian Gandolph au service duquel Biber s’était placé. Chaque soir d’octobre, l’un des trois chapelets sur les mystères était lu : mystères joyeux, mystères douloureux, mystères glorieux. Comme ces lectures s’accompagnaient de musique, Biber a probablement composé les Sonates du Rosaire à cette occasion. L’ensemble du cycle n’était donc pas destiné à être joué en continuité. La passacaille finale, quant à elle, était interprétée pour la fête de l’Ange Gardien.
La grande originalité de ces Sonates réside dans l’usage systématique que Biber fait de la scordatura ; celle-ci consiste à changer l’accord du violon en haussant, abaissant, voire intervertissant les cordes. A chaque sonate son propre désaccord. D’où une extrême complexité d’exécution dans laquelle on peut voir le désir de soumettre l’interprète à une série d’épreuves comme autant d’étapes initiatiques sur le chemin du mystère sacré.
 
Pour plus d’informations à propos des « Sonates du Rosaire » de Heinrich Ignaz Franz Biber retrouvez un texte d’Hélène Schmitt à télécharger > ICI <
 

Ensemble Luceram

Créé sous l’impulsion d’Hélène Schmitt en 2009, cet ensemble se forme au gré des affinités entre les musiciens, dans la pure tradition de la musique de chambre où chacun apporte sa personnalité, sa voix et sa propre lumière. Chacun des musiciens a une solide expérience, acquise au sein d’ensembles reconnus ou à la faveur d’une carrière de soliste et de chambriste. Chaque parcours s’équilibrant l’un l’autre, l’ensemble élabore sa propre âme, ciselée aux élans de la basse continue et aux sonorités chatoyantes des hautbois et des violons.
 

Hélène Schmitt

La violoniste française Hélène Schmitt se forme à la musique ancienne à la Schola Cantorum de Bâle, étudiant le violon baroque auprès de Chiara Banchini, mais c’est auprès de Reinhard Goebel qu’elle approfondit son jeu, à Cologne, où elle choisit de vivre dix ans avant de revenir en France. Spécialiste du répertoire pour violon avec basse continue des XVIIe et XVIIIe siècles, elle enregistre des compositeurs peu connus autant que du grand répertoire. Sa prédilection pour le répertoire à violon seul transparaît dans son enregistrement des Sonates et Partitas de J.S. Bach, salué par la presse internationale.
Hélène Schmitt enseigne le violon baroque aux CRR de Toulouse, de Boulogne-Billancourt, à la Haute École de musique de Genève. Elle donne des master classes partout en Europe, récemment à Lisbonne et à Mexico.
Elle s’implique aussi dans des projets combinés avec la danse contemporaine (avec le chorégraphe Raphaël Cottin) ou le théâtre, comme ce spectacle consacré à Luther et Bach avec le comédien Didier Sandre.
 

Francisco Mañalich

Francisco Mañalich, violiste et ténor chilien, achève ses études en France puis travaille régulièrement avec des ensembles renommés tels que La Révérence (C. Coin), La Fenice (J. Tubéry), Le Parlement de Musique (M. Gester), La Tempête (S. P. Bestion), Correspondances (S. Daucé)…
En tant qu’instrumentiste, il s’intéresse particulièrement à l’accompagnement du chant dans différents styles de musique, qu’elle soit ancienne, classique, contemporaine ou populaire.
 
Pour les biographies de Bruno Helstroffer et François Guerrier :
voir à la page du concert du jeudi 30 juillet.
 
Entretien Hélène Schmitt et Gaël de Kerret à propos des concerts joués à Valloire :