La Saison

pic_gaelGaël de Kerret

Il a parcouru l’Europe des festivals et des radios pendant une quinzaine d’années et enregistré une vingtaine de disques en abordant la musique ancienne (A Sei Voci et Clemencic Consort) et contemporaine (2E2M, TM+, Groupe Vocal de France, Orchestre Philarmonique de Radio-France, …). Il chanta entre autres à La Fenice de Venise, au Musikverein de Vienne, au festival d’Utrecht, de Montpellier, de nombreuses fois à Radio-France, à l’IRCAM ou dans le cadre de l’Union européenne des Radios avec des chefs comme Philippe Herreweghe, Jean-Claude Pennetier, Peter Eötvös ou Jean-Claude Malgoire. Il dirigea aussi, en 1997, le Chœur d’enfants de l’Opéra de Paris pour une dizaine de concerts et un enregistrement. Il est le Directeur de l’Ensemble baroque Les Cours Européennes, et, depuis sa création, Directeur Artistique du Festival Valloire baroque. Passionné par la pédagogie, il est Professeur hors classe et enseigne pour des chanteurs en cours de professionnalisation au Conservatoire à Rayonnement Régional de Versailles.

La Saison 2015

Gaël de Kerret

Directeur Artistique du Festival Valloire baroque

A l’école de Naples.
C’est grâce au napolitain Ciro Costabile que nous allons parcourir la « néapolis », la nouvelle ville, et découvrir les interprètes les plus authentiques de son répertoire baroque.
Mais Naples n’est pas une ville comme les autres: elle irradie de musique. Pourquoi?
Si nous prenons conscience que l’Italie n’a jamais existé jusqu’à la fin du XIXème siècle, divisée qu’elle était entre plusieurs Etats, on comprendra que Naples fut fort désirée et envahie par beaucoup de pays, du fait de sa position méditerranéenne stratégique. Cet apport de civilisations très diverses a fait de Naples un vivier tellement fructueux qu’il a essaimé ensuite dans toute l’Europe du fait supplémentaire qu’elle avait institué une politique d’enseignement inégalée dans la péninsule italienne. D’ailleurs le mot « conservatoire » pour désigner les écoles de musique en France vient directement du mot conservatorio à Naples. Le critique et écrivain Xavier Lacavalerie justifiera pour nous lors de sa conférence du 30 juillet le titre même du festival de cette année, bien entouré du claveciniste extraordinaire qu’est Enrico Baiano. Cette rencontre des peuples est incarnée par le Neapolis ensemble, le 27 et 28 juillet, et la chanteuse Maria Marone dans la chanson napolitaine riche de ses genres si divers.
Le 29 juillet fera entendre les cantates des principaux compositeurs napolitains par Pino de Vittorio, ténor qui ne peut que parcourir le monde de par son talent vocal. Le 1er aout, avec La Venexiana, nous découvrirons une sensibilité musicale qui s’impose et que nous fera partager cet ensemble primé tant de fois. Uniquement instrumental, le concert du 3 août avec Classica pizzicata fera se rencontrer les instruments napolitains spécifiques comme la mandoline avec la musique baroque des compositeurs marquants de cette époque: quelles sonorités surprenantes qui respirent la joie de vivre! Surprises sonores et joie de vivre seront aussi au rendez-vous des 2 concerts du 4 août de Francesco Cera mêlant les chants des peuples avec Domenico Scarlatti, le compositeur des 555 sonates.
Mais comment éviter pour finir le Stabat Mater de Pergolèse dont le contexte réinventé par Le Concert de l’Hostel-Dieu situe cette œuvre comme si nous étions encore à Naples!