Baroques de Lisbonne à Rio de Janeiro

Le Sans Pareil - Bruno Procopio

Programme

Marcos Portugal (1762 Lisbonne – 1830 Rio de Janeiro)

Missa Grande (Extraits)

 

João Rodrigues Esteves (vers 1700 – 1751 Lisbonne)

Magnificat

 

José Maurício Nunes Garcia (1767 – 1830 Rio de Janeiro)

Requiem

Magnificat «Cântico de Nossa Senhora para às Vésperas de São José (1810)

 

Musique populaire brésilienne pour chœur à 4 voix

Muié Rendêra (domaine populaire)

Tristeza pé no Chão (Mamão)

Rosa Amarela (Villa-Lobos)

Le Sans Pareil

Bruno Procopio orgue et direction

NN soprano

NN alto

NN ténor

NN basse

Baroques de Lisbonne à Rio de Janeiro

Lundi 28 juillet 2014 - 15h – Espace Culturel Le Savoie à Saint-Michel-de-Maurienne

Mardi 29 juillet 2014 - 21h – Eglise de Valloire

Ce programme propose une sélection d’œuvres récemment restaurées par des musicologues brésiliens et portugais.

La première partie est dédiée aux compositeurs portugais du début du XVIIIème siècle, Marcos Portugal et João Rodrigues Esteves. Le Magnificat de Esteves révèle une parfaite maîtrise du style italien et une grande affinité stylistique avec le compositeur romain Ottavio Pitoni.

Marcos Portugal est le plus important compositeur du Portugal et du Nouveau Monde aux XVIIIème et XIXème siècles. Premier compositeur de la cour de Lisbonne, il suit D. João VI à Rio de Janeiro. Après le retour de la famille royale en 1821, il devient le premier compositeur du Brésil naissant avec plus de 150 œuvres sacrées composées pour la Cathédrale de Rio et pas moins de 40 opéras.

La deuxième partie est un voyage au cœur de la Cathédrale de Rio de Janeiro à la fin du XVIIIème  siècle, où José Maurício Nunes Garcia, le plus important compositeur brésilien de l’époque coloniale, était responsable pour la musique de l’entourage du vice‐roi.

Tout au long du XVIIIème siècle, les échanges entre Lisbonne et le Brésil, sa plus importante colonie, ne se sont pas résumés à l’importation de richesses minières et de marchandises: le domaine culturel offre des exemples tout à fait saisissants d’inculturation.

Le Sans Pareil – Les musiciens navigateurs 

Lorsque l’on remonte les siècles à la recherche des liens ancestraux entre l’Europe et le Nouveau Monde, émergent quelques figures de proue. Se souvient-on qu’en 1394 naissait d’une famille princière du Portugal l’Infante Dom Henrique, celui que l’on surnommera à vingt ans Henri le Navigateur. C’est là que s’ouvre l’âge d’or de l’empire colonial portugais, qui voit Vasco de Gama doubler le Cap de Bonne-Espérance pour atteindre l’Inde, puis Pedro Alvarez Cabral accoster en 1500 sur une plage du futur Brésil. Mais Henri le Navigateur n’aura pas vu ces découvertes de son vivant. Six cents ans plus tard, en 1994, Bruno Procopio, très jeune claveciniste brésilien, arrive en France pour y perfectionner son apprentissage instrumental. Sa jeunesse a été baignée de ce répertoire très particulier que l’on appelle musique coloniale brésilienne. Le terme colonial n’implique pas une forme artistique imposée par l’occupant portugais, qui ne serait qu’un pittoresque reflet des canons européens. Une fois passée la frénésie initiale d’appropriation de l’or et des bois précieux, vint en effet le temps des échanges culturels. Le foisonnement de l’architecture baroque portugaise dans les églises du Minas Gerais en témoigne. Et la musique ne fut pas en reste, avec l’émergence au XVIIIème siècle d’une musique sacrée, singulière héritière des maîtres de Lisbonne. C’est pour témoigner de cette richesse musicale que Bruno Procopio fonde dès 2004, avec le soutien de musicologues brésiliens, les “Solistes du Palais Royal”. Outre sa relation privilégiée avec le style colonial, l’ensemble parcourt aussi bien la musique européenne, et plus particulièrement les compositeurs qui ont contribué, au travers d’échanges avec le Nouveau Monde, à la pluralité musicale de la cour du Portugal. Aujourd’hui, le Sans-Pareil, ce Vaisseau amiral rêvé par Louis XV et qui ne vit jamais le jour, se réincarne. Une caravelle musicienne détache ses amarres du Palais-Royal pour prendre le large. En hommage lointain à Dom Henrique, les Musiciens Navigateurs, emmenés par Bruno Procopio, repartent à la rencontre du Brésil. Ils Emmènent à bord les talents cumulés d’une longue pratique musicale, et sont avides de découvertes à venir de l’autre côté de l’Océan.

Lien vers le site web de l’ensemble Le Sans Pareil.