Programme
suivi de Présentation de « Le baroque dans sa maturité »
et des Biographies d’Ophélie Gaillard et de Brice Sailly
11h Concert « promenade » - 45’ - à l’église de Valloire
Jean-Sébastien BACH (1685 – 1750) Suite pour violoncelle N°1 en sol Majeur - BWV 1007
Georg BÖHM (1661 – 1733) Prélude – Fugue – Postlude – Chaconne - pour clavecin
Antonio VIVALDI (1678 – 1741) Des surprises…
12h Promenade vers Poingt Ravier
13h Déjeuner sur l’herbe avec les musiciens (Pré de la chapelle de Poingt Ravier) Divertissements musicaux
15h Libre-cours à Jean-Claude Magnin à la chapelle de Poingt Ravier « Baroque et paysages »
16h Promenade vers l’église de Valloire
17h Concert « promenade » - 45’ - à l’église de Valloire
Jean-Sébastien BACH (1685 – 1750) Suite pour violoncelle N°2 en ré mineur - BWV 1008
Georg BÖHM (1661 – 1733) Prélude – Fugue – Postlude – Chaconne - pour clavecin
Antonio VIVALDI (1678 – 1741) Encore des surprises…
Le baroque dans sa maturité
Le prélude de la première suite pour violoncelle de Jean-Sébastien BACH est d’insouciance ; on s’émerveille de ce que l’on rencontre en chemin. L’allemande, une invitation noble à une danse tendre et secrète. La courante est explosion de vie trépidante, plaisir de la volubilité. La sarabande : imaginez le flottement d’un tissu qui laisserait à peine deviner la scansion sereine d’un corps qui se dérobe sous les étoffes. Le premier menuet est d’une élégance parfois rustique ; il cède la place à l’égarement harmonique du deuxième menuet. La gigue, vive et gaie, déborde d’énergie. Deuxième suite : le prélude semble être un questionnement, auquel seul le silence répond. L’allemande, très féminine, invite à un dialogue mais aussi à un cheminement harmonique surprenant. La courante, volubile, se danse avec élégance et virtuosité. La sarabande retrouve la douleur du prélude, mais permet aussi plus d’apaisement. Le premier menuet est écrit sur une basse aristocratique à l’espagnole. Le deuxième nous réconcilie plus heureux avec la vie. La gigue, très marquée, explore les intervalles qui ont servi aux mouvements précédents
Le clavecin de Georg BÖHM prend son envol rempli d’agréments écrits « à la française ». L’oreille attentive de Bach s’en inspira pour écrire des ouvertures à la française.
Mais Bach connut aussi les œuvres de VIVALDI éditées à Amsterdam et s’en inspira pour écrire son concerto italien. Vivaldi, à cette époque où la musique habite les salons et Académies, et à l’écoute de l’école de Bologne, ravit les vénitiens par ses embellissements « à l’italienne »...
Les musiciens
Ophélie Gaillard, violoncelliste
Franco-helvétique, Ophélie Gaillard s’est très tôt montrée éclectique avec des choix musicaux du baroque au contemporain. Elue « révélation soliste instrumentale » aux Victoires de la musique 2003, elle se produit à travers le monde dans les salles les plus prestigieuses (Amsterdam, Bruxelles, Tokyo, Londres) et dans les principaux festivals européens. Ses enregistrements de l’intégrale des suites de Bach, des suites et de la sonate de Britten avec la pianiste Vanessa Wagner ont été chaleureusement accueillis par la critique internationale, de même que son récent disque consacré à l’œuvre pour violoncelle et piano de Gabriel Fauré. Passionnée de musique ancienne, elle crée en 2005 l’ensemble Pulcinella. Parallèlement elle continue son travail sur le répertoire solo contemporain au côté des compositeurs actuels et forme un duo avec l’accordéoniste Pascal Contet. Ophélie Gaillard enseigne depuis 2000 et donne des master-classes tant en Asie, que sur le continent américain et en Europe.
Brice Sailly, claveciniste
Brice Sailly découvre le clavecin à 12 ans. Entré au Conservatoire de Paris en 2001, il étudie avec Blandine Rannou, obtient les prix de clavecin et basse-continue en 2005, puis se perfectionne avec Hantaï, Sempé et Bonizzoni. Il est membre de l’ensemble Barcarole d’Agnès Mellon. Il se produit avec Dominique Visse, le Capriccio Stravagante, Il Seminario Musicale et Pulcinella, ainsi qu’en soliste, à Paris, Versailles et Lauzanne. Brice Sailly enseigne le clavecin et la basse-continue au conservatoire à rayonnement intercommunal de Fontenay-aux-Roses ainsi qu’au conservatoire à rayonnement régional de Rueil-Malmaison.

