Programme
suivi de Présentation de « Weep no more ! Catches et madrigaux du XVIIe »
et des Biographies des musiciens de Rosarum Flores
Girolamo FANTINI (1600 – 1675)
Extrait de sonnerie « Seconda Entrata Imperiale per suonare in concerto »
John WILBYE (1574-1638)
« O what shall I do »
Thomas TOMKINS (1572-1656)
« O let me live for true love »
« Was ever wretch tormented »
« Weep no more »
Thomas MORLEY (1557-1602)
« Miraculous love »
Catches :
Henry PURCELL (1659-1695)
« Under this stone »
« Prithee ben’t so sad »
« Of all the instruments »
Henry ALDRICH (1647-1710)
« Tom jolly’s nose »
ANONYME
« Yawning catch »
Francis PILKINGTON (1570-1638)
« Rest sweet nymph »
Weep no more ! (Ne pleurez plus) - Catches et madrigaux du XVIIe
La forme géographique de la Grande-Bretagne n’est pas sans évoquer le chapeau magique maniériste et gondolé d’Harry Potter, the potty potterer (potier fêlé), et cette contingence géographique n’est sûrement pas non plus sans influer sur le sens local de l’humour et l’originalité des constructions littéraires et musicales. Travailler du chapeau renvoie aussi à l’anglais mad as a hatter et talking through one’s hat .
On ne saurait donc s’étonner que Wilbye (1574-1638) ait usé et abusé des fausses relations dans des pièces dont la rhétorique gémit qu’elle ne veut plus pleurer, que Tomkins (1572-1656) travaille l’ambiguité du rire et des larmes et meure sur des fa la la (lanlaire lon la), et enfin que Henry Aldrich (1647-1710), théologien et logicien respecté, ait légué à la postérité de graves considérations musicalisées sur un nez expansif. Ajoutons que la forme du catch (canon) est souvent prévue pour donner à entendre ce qu’aucune des voix séparées ne dit explicitement… parlant ainsi par les trous du chapeau !
Rosarum Flores
Florence Schiffer, soprano et direction
Professeur de chant au Conservatoire International de Paris et au Conservatoire de Saint-Cloud, elle a également enseigné au Chœur d’Enfants de l’Opéra de Paris. Outre les récitals et les créations contemporaines, elle a chanté pour divers festivals français mais aussi la Société Philharmonique de Belgique, Radio-France ou le Centre de Musique Baroque de Versailles, et a enregistré plusieurs disques de musique de la Renaissance.
Pianiste de récital, elle accompagne régulièrement d’autres chanteurs.
Pierre Bourhis, ténor
Initié au chant Grégorien auprès d’Arsène Bedois, est membre des ensembles Ultreia, puis Eia, qui assurent des concerts réguliers au Musée du Moyen Age de Cluny et de l’ensemble Obsidienne dirigé par Emmanuel Bonnardot.
Il collabore également à l’ensemble Perceval dirigé par Guy Robert, a participé à plusieurs programmes de l’ensemble Alla Francesca et a appartenu pendant trois ans au choeur de l’Orchestre de Paris.
Hervé Mailliet, contre-ténor et percussions
Contre-ténor et percussionniste des ensembles de musique médiévale Ultreia puis Eia en résidence au musée de Cluny à Paris, il a chanté dans plusieurs ensembles, notamment Obsidienne dirigé par E Bonnardot pour la musique médiévale, ou des productions de musique baroque avec O Schneebeli.
Egalement chef de chœur, il participe enfin à divers spectacles avec des comédiens et conteurs (Compagnie du rendez vous, Compagnie de la lune bleue).
Yves Leray, saqueboute
Tromboniste, Yves Le Ray partage son temps entre enseignement, orchestre (Pasdeloup, Colonne, Orchestre des Pays de Loire) et musique ancienne.
Il a joué aux côtés de Jean-Jacques Herbin, Stephan Legée, et William Dongois de nombreuses œuvres parmi lesquelles les Vêpres de la vierge de Monteverdi et des pièces de musique de chambre. Il a participé à de multiples concerts auprès des ensembles Arcante, Artémis, les Cyclopes, Suonare e Cantare en collaboration avec la Maitrise de Radio France.


